Autonomie quand tu nous tiens !

autonomie en cuisine

« Samedi tu ne travailles pas, je peux venir faire des éclairs au chocolat, Matthieu il aime ça ! »                         

Louise ma soeur trisomique 21 aime ça aussi ! Comme souvent, nous accédons à sa demande. Nous lui avons dit qu’il fallait qu’elle prenne des initiatives et qu’elle s’entraîne à cuisiner si elle souhaitait vivre seule un jour !

Chose dite, chose faite !

autonomie 2

Alors aujourd’hui, apprentissage pâtisserie. Nous profitons de sa gourmandise pour qu’elle prenne des initiatives et s’entraîne pour développer son autonomie.

Au programme :

1. Liste de courses en fonction de la recette. Elle réalise seule sa petite liste en faisant bien attention de noter les quantités. Pour leur faciliter la tâche dans le magasin, on peut classer les aliments par catégorie (épicerie, produits frais, fruits et légumes…).

2. On vérifie qu’il n’y a pas déjà ce qu’il faut à la maison !

3. Direction le supermarché ! De préférence un petit supermarché où il est facile de se repérer, où le choix n’est pas énorme et toujours le même pour y avoir ses habitudes et s’y déplacer seule sans difficulté !

4. Choix des produits. Attention au prix, on compare, afin de respecter le budget. A partir des étiquettes, on lit les prix des deux produits que l’on souhaite comparer et on détermine celui qui est le plus petit et qui par conséquent sera le moins cher. Quand je travaillais en IME, pour les enfants qui ne maîtrisaient pas les chiffres, nous leur disions de prendre les produits situés plutôt vers le bas du rayon. En effet, les magasins mettent tout en bas les produits les moins chers !

5. Passage en caisse. Quel billet sera le plus approprié ? Lorsque nous faisons les courses avec Louise, nous faisons en sorte de payer en espèces. La carte bancaire ne permet pas d’avoir la notion de valeur. Comme dirait Louise : « Je suis riche, j’ai une carte bancaire ». Pour le choix du billet, un exemple : « Mon chocolat viennois coûte 4 euros. Est-ce que c’est bon mon billet de 5 euros ?  » Nous demandons à Louise si 4 est plus petit ou plus grand que 5, et c’est là qu’elle détermine si son billet de 5 sera suffisant. (plus d’info dans cette article: L’apprentissage de l’argent : un gain d’autonomie)

6. Préparation du matériel pour cuisiner. On lit la recette pas-à-pas et on sort ce qu’il faut au fur et à mesure. Les livres où la recette est illustrée sont super pour visualiser mais aussi pour les personnes handicapées ne sachant pas lire. Ils permettent de se débrouiller seul. J’ai créé des recettes illustrées lorsque je travaillais à l’IME, je vous en mettrai quelques unes.

7. Elaboration  sous mon regard avisé ! Je suis toujours dans les parages surtout pour accompagner pour la pesée et la cuisson.

8. Cuisson : Comment fonctionne le four ? Combien de temps le plat doit cuire ? Utilisation de l’horloge : « Quand l’aiguille sera sur tel chiffre, on arrête » ou d’un minuteur (cuisine ou portable).

Biensûr, afin de garder l’attention de Louise, nous avons fait une petite pause durant ses étapes.

9. Dégustation, notre moment favori ! Attention au régime ( voici un article sur le régime de Louise Les dix commandements du régime efficace !)

autonomie en cuisine

Comme quoi, on peut apprendre en s’amusant et surtout en se faisant plaisir ! Par contre la prochaine fois, on prendra une recette plus facile !

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